Quelles nuances apportent les trois prépositions i, ri et jo ?
• Les prépositions i et ri permettent d’introduire un complément circonstanciel, l’une pour une localisation dans un espace large non délimité, l’autre pour une localisation dans un espace restreint et limité.
| Riko ci hue i t’ot’o. |
| Riko va au champ. |
| Nina ci iule ne Pa Silan ri t’ot’o bon. |
| Nina rencontre grand-mère Silan dans son champ. |
| Ehna morow ci eleda i gunin. |
| Les enfants jouent à la plage. |
| Ehna morow ci eleda ri gunin. |
| Les enfants jouent dans le sable. |
La préposition i introduit principalement des toponymes (exemples : Nengone ’Maré’, Dripu ’Lifou’) et des noms locatifs comme cele ’mer’, t’ot’o ’champ’, etc.
La préposition ri permet d’introduire des noms qui indiquent une zone précise de localisation : ri p’on ’sur’, ri t’en ’sous’, ri hnoren ’dans’, ri jan ’à côté de’, ri cōn ’derrière’, ri t’adan ’devant’…
| Numu guhel ri p’on ore laulau. |
| Il y a un couteau sur la table. |
C’est aussi la préposition ri qui introduit les compléments circonstanciels de temps :
| Ri ran om, ci el. |
| Aujourd’hui, il pleut. |
| Ri se ezien, bushengon ci hue yawe co c’engo k’odraru. |
| À un moment, ils repartirent chercher à manger. |
• La préposition jewò ou sa variante jo ’vers’ indique une direction :
| Ore wene ci hue jo Nengone. |
| Le cyclone se dirige vers Maré. |
| Bone hna te i k’oe jo Dripu. |
| Il a pris le bateau à destination de Lifou. |
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